Le combatif du 22/07/2015
17e étape : Simon Geschke (Giant-Alpecin) Combatif du jour
17e étape : Simon Geschke (Giant-Alpecin) Combatif du jour
17e étape : mercredi 21 juillet
Digne-les-Bains - Pra Loup (161 km)

Le Jury, composé de Jean Montois (journaliste à l’AFP), Philippe Bouvet (journaliste à L’Équipe), Laurent Jalabert (ex-coureur et consultant chez France Télévisions et RTL) et Thierry Gouvenou (Président du Jury, ex-coureur, directeur de l'épreuve du Tour de France), a désigné Simon Geschke (Giant Alpecin, n°86) Combatif du jour.

Simon GESCHKE (Giant-Alpecin, ALL)
29 ans, 1m70, 64 kg
Vainqueur du Grand Prix du Canton d'Argovie en 2014


Simon Geschke a frappé un grand coup sur le Tour de France ce mercredi en remportant l'étape du jour, et de quelle manière ! L'Allemand a su se glisser dans la bonne échappée au 20e kilomètre, attendre le bon moment pour porter l'estocade à ses compagnons de route et ensuite résister à leur retour.
Pourtant, lorsque le natif de Berlin a faussé compagnie au groupe de tête à 65km de l'arrivée, on pouvait penser qu’il était parti de trop loin. Mais Geschke, décidément dans un grand jour, a passé seul en tête le Col de la Colle au terme d’une belle montée, avant de basculer dans une descente - périlleuse et redoutée -, qu'il a parfaitement maîtrisée.
C'est ensuite au courage, en faisant preuve d'une formidable combativité, que le coureur de la formation Giant-Alpecin a sur faire face au retour d'Andrew Talansky (Cannondale-Garmin) et de Thibaut Pinot (FDJ). En plus de sa première victoire d'étape sur un grand Tour, l'Allemand a bien mérité le Prix Antargaz de la Combativité qui lui a été attribué par les membres du jury.

Simon Geschke : "il n'y avait pas d'autre stratégie possible"
« C’est incroyable de gagner une étape du Tour de France, j’en rêve depuis que j’ai commencé le vélo. Mais ce n’est pas facile du tout, je ne suis pas un sprinteur, je ne suis pas un grimpeur, je suis juste un rouleur tout-terrain. L’équipe m’a essentiellement sélectionné pour que je puisse aider en première semaine, et ensuite j’ai eu la liberté de prendre des échappées. Quand j’ai vu aujourd’hui dans quel groupe je me retrouvais, avec des grimpeurs comme Porte, Pinot ou Talansky, j’ai tout de suite su qu’il fallait que j’attaque bien avant la montée d’Allos, pour y arriver avec un peu d’avance. Il n’y avait pas d’autre stratégie possible, c’était ma seule chance.Dans la descente, ce n’était pas facile parce que quand j’ai basculé en tête, je me trouvais déjà à la limite. La descente était dangereuse, je le savais et il fallait absolument rester concentré sur chaque virage pour pouvoir descendre vite sans prendre le risque de chuter. Dans le final j’avais vraiment très mal aux jambes, je roulais de plus en plus doucement. Je savais que Talansky n’étais pas très loin, mais je ne savais pas exactement où. Heureusement, ça a suffi. Personne ne pensais que j’allais être le premier de l’équipe à gagner une étape… certainement pas moi. »